Plus d’études contrôlées randomisées dans le discours et thérapie par le langage

Les essais contrôlés randomisés restent la méthode la plus largement acceptée pour évaluer de nouveaux traitements. Cependant, les services cliniques comme la thérapie de la parole et du langage ont été particulièrement réticents à produire des essais contrôlés randomisés comme preuve de l’efficacité du traitement.1,2 Une base de données probantes émerge pour l’efficacité d’un certain nombre d’interventions en orthophonie, en particulier dysphasie, bégaiement, laryngectomie et dysphonie.Cependant, la plupart des interventions ont été évaluées par des comparaisons incontrôlées avant et après. L’un des premiers essais contrôlés randomisés en orthophonie pour évaluer la thérapie vocale en dysphonie apparaît dans ce numéro.4 Cet essai montre qu’il est possible de concevoir et de réaliser des essais contrôlés randomisés pour examiner des interventions comportementales complexes. Les études contrôlées randomisées sont difficiles appliquer dans certaines régions5; les limites de ces essais en médecine générale, en chirurgie et en thérapies comportementales sont bien documentées2,6,7. Les chercheurs en orthophonie hésitent à utiliser des modèles contrôlés randomisés en raison de la complexité et de l’individualité du comportement de communication humaine, ce qui entraîne les difficultés à standardiser le contenu et la mise en œuvre de programmes d’intervention spécifiques, et le problème de mesurer les résultats d’un phénomène multiforme. Les méthodes des essais contrôlés randomisés ne sont pas appropriées dans de nombreux domaines de la recherche clinique actuelle, par exemple, la recherche exploratoire sur les facteurs liés à la santé qui influencent le comportement langagier et linguistique.8 De même, il peut être impossible d’étudier les traitements comportementaux. répondre à tous les critères généralement utilisés pour définir le groupe de contrôle dans une étude randomisée ou d’utiliser un traitement aveugle ou un placebo. L’étude des composantes individuelles, psychosociales et culturelles d’un trouble du langage ou de la parole nécessite une bonne recherche qualitative pour établir des interventions prometteuses. Malgré ces difficultés, d’importants essais contrôlés randomisés en orthophonie ont été réalisés ces dernières années1. Dans ce numéro, l’application d’un modèle contrôlé randomisé a été couronnée de succès car les auteurs ont pu évaluer des interventions avec des objectifs thérapeutiques bien définis.4 Les auteurs ont judicieusement limité l’étude à un certain nombre de techniques bien établies en thérapie vocale. à un degré irréaliste. La thérapie vocale pour la dysphonie consiste en une série de techniques qui visent à corriger les comportements vocaux inadaptés et inappropriés.8,9 La sélection et l’accentuation des techniques comportementales particulières sont basées sur la nature spécifique de la physiopathologie vocale observée et sur la contribution psychologique, professionnelle, L’évaluation d’une intervention complexe nécessite souvent une évaluation multidimensionnelle en raison de l’absence d’une mesure de résultat unique pouvant englober la complexité de le désordre. Un ensemble de mesures de résultats reflétant la nature des troubles de la voix a été utilisé dans cet essai. La voix humaine est un phénomène complexe qui implique des structures anatomiques, des mécanismes physiologiques, la sortie acoustique, la voix que nous entendons et les facteurs psychosociaux associés qui sont propres à chaque personne. Par conséquent, une variété d’évaluations est utilisée pour mesurer divers aspects de la production de la voix avant et après le traitement. Toutefois, quel que soit le phénomène évalué, il est difficile d’obtenir des résultats statistiquement significatifs pour un certain nombre de mesures connexes, en particulier dans les études portant sur un petit nombre de participants.12 Autrement, une forte corrélation entre différentes mesures constitue une preuve convaincante de changement. Les essais cliniques de traitements comportementaux complexes tels que la thérapie vocale sont plus significatifs lorsque les essais combinent des mesures donnant un aperçu de l’impact de structures ou de mécanismes sous-jacents spécifiques (déficience) avec des mesures reflétant un handicap ou un handicap. Dans l’évaluation de la plupart des thérapies comportementales, l’évaluation du handicap (limitation de la performance) et du handicap (perte de la fonction sociale) s’avère souvent plus utile que l’évaluation de la déficience (anomalie du fonctionnement physique ou mental). Par conséquent, des questionnaires fiables sur l’invalidité ou le handicap dans des maladies spécifiques sont devenus des mesures de résultats valables.14 Ce point est illustré dans l’étude où une mesure de la déficience (jugement laryngoscopique) n’était pas suffisamment précise ou sensible pour refléter le changement de résultat. 4 Cependant, les points finaux relatifs au handicap et au handicap qui ont été jugés par les patients différaient significativement entre les groupes de traitement. L’utilisation d’un modèle contrôlé randomisé n’empêche pas une analyse qualitative plus poussée de “ les ingrédients actifs ” de la thérapie.2 Une documentation soigneuse des différences individuelles dans un programme de traitement est une composante essentielle de la pratique fondée sur des preuves.De même, le suivi des facteurs soupçonnés de contribuer aux troubles individuels des patients (par exemple, exigences vocales ou niveaux d’hydratation) permet une analyse rétrospective (corrélation), de sorte que plus de schémas spécifiques au patient pour prédire la réponse au traitement puissent être développés. comportement humain complexe, il peut être difficile de représenter avec précision la nature de programmes de traitement particuliers et de déterminer un ensemble satisfaisant de mesures de résultats. Pour réussir, ces études nécessitent une approche pragmatique qui mesure l’efficacité plutôt que l’efficacité du traitement. Il est reconnu que la production de résultats scientifiques de haute qualité dans ce contexte est difficile2,7,13. Cependant, les avantages peuvent être importants, car seules des études d’efficacité peuvent contribuer à une base factuelle significative et entraîner un changement dans la pratique clinique. 7

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